Pierre Weill obtient le titre de Docteur de l’Université de Rennes 1

Mardi 24 mai 2022 : soutenance de thèse toute particulière dans un amphi du "Campus Santé" qui a affiché complet ! Pierre Weill, acteur pluri-engagé sur les enjeux du « bien-manger » et titulaire de la chaire « Aliments et Bien-Manger » - Fondation Rennes 1, a réuni pour l’occasion toutes ses familles : proches, acteurs académiques, professionnels des filières alimentaires...

Chaire thèse

Tout juste retraité c’est au printemps 2020 que Pierre Weill s’est rapproché de l’Université de Rennes 1 dans le cadre de la création de la chaire de recherche et de formation « Aliments et bien-manger » - Fondation Rennes 1, avec un consortium d’une dizaine d’acteurs des filières alimentaires.  C’est dans ce cadre qu’il entreprend de soutenir une thèse en VAE – Valorisation des Acquis de l’Expérience, accompagné par le service de formation continue de l’Université de Rennes 1. Un travail qui va l’amener à opérer un retour réflexif sur son parcours professionnel d’ingénieur – agronome – entrepreneur, et sur sa contribution scientifique au concept de « santé globale » cela dès les années 80.

De quoi parle t-on ?

Deux personnages principaux rentrent très vite en scène « ALA et LA sont les personnages principaux du récit que je vais vous proposer… » indique Pierre Weill. Avec sa pointe d’humour habituelle, Pierre Weill va expliquer à son auditoire comment 26 ans de travaux de recherche l’ont amené à démontrer qu’une attention à la santé des écosystèmes et des animaux profite à la santé des hommes et à la prévention de maladies dîtes de société (obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires ou neuro-dégénératives). Une expérience de recherche assez atypique, menée dans le cadre de nombreuses collaborations public-privé et animée par un désir permanent d’agir et d’entreprendre.

Morceaux choisis

Pierre Weill est à l’initiative d’un impressionnant corpus de recherches sur les différents aspects de la santé. Il ne fait aucun doute que l’exposé de ces travaux contribue de façon fort originale à rendre palpable la notion complexe de « santé globale » en allant jusqu’ à proposer des indicateurs pour la mesurer, de la plante à l’homme, en passant par l’animal et l’environnement. Pierre Weill est l'exemple vivant de la pertinence et de l'importance d'une science ouverte, collaborative, qui ne craint pas les partenariats public-privé, et qui voit loin devant. C'est ça le vrai progrès... tellement plus chargé d'espoir que les multiples "innovations" qui s'amoncellent sans vision globale. Je suis très fière d’avoir pu faire partie de ce jury et d’avoir assisté à cette soutenance. Nicole Darmon.

La thèse permet de mettre du concret sur un concept encore très flou. Avec quelques 78 publications impulsées, c’est la première fois qu’un travail scientifique couvre ainsi toute la chaine du "one Health". Si je devais résumer les points forts de cette thèse et de son auteur en quelques mots-clés je dirais : précurseur sur beaucoup de sujets, originalité dans l’approche et dans la façon de se poser les questions, force d’entrainement car c’est impressionnant d’avoir motivé autant de scientifiques dans toutes les disciplines, et enfin je soulignerais le côté malin du personnage, au bon sens du terme, car non seulement il y a eu de la connaissance de produite mais Pierre a su trouver les bons interlocuteurs pour aller sur le marché. Jean-Louis Peyraud.

26 ans de cheminement extrêmement intuitif, c’est une très belle leçon de qu’il convient de faire en recherche aujourd’hui. Michel Narce.

Ce que je retiens de cette expérience d’examinateur c’est qu’en tant qu’économiste agricole et de l’environnement j’ai appris beaucoup. Il serait intéressant de réfléchir à un mode de partage interdisciplinaire qui permettrait de capitaliser encore plus sur ce travail. Alban Thomas.

Pierre Weill a réussi à faire de la transdisciplinarité la marque de fabrique de la thèse et il y a une continuité à ces travaux dans la chaire. C’est une magnifique aventure. Ronan Thibault 

Pierre Weill illustre tout le cheminement de la complémentarité des sciences, depuis sa formation initiale d’agronome à cette thèse soutenue sous la direction d’un Professeur de médecine. C’est une situation un peu modèle de la collaboration R&D entre la recherche, les laboratoires, et le monde économique.  Passeur et facilitateur sont les deux mots-clés qu’il m’inspire aujourd’hui. Philippe Legrand.

Perspectives

Des travaux que le jeune docteur entend bien poursuivre dans les mois qui viennent avec le soutien des équipes de l’Université de Rennes 1 et de la chaire « Aliments et bien-manger » de la Fondation Rennes 1. Et l’intéressé de conclure : « Il faut construire un nouveau modèle : le moins mais mieux. Un modèle avec des bénéfices santé. Je suis naturellement optimiste et je suis convaincu que c’est une façon de démarrer une transition agro-écologique et qu’il faut l’exporter ce modèle. C’est le message que j’ai d’ailleurs passé aux étudiants en master de l’Université de Rennes 1 que j’ai eu la chance de croiser cette année à l’occasion du parrainage. Ils ont la chance d’être les futurs acteurs de ces transitions. Si ma thèse peut participer à ça, avec toutes les équipes de recherche c’est formidable ».

 

Composition du jury de thèse : Nicole DARMON, Directrice de recherche INRAe, UMR MoISA (INRAe, Institut Agro Montpellier, Cirad, IRD, CIHEAM Montpellier, Montpellier Université) / rapporteur ; Jean-Louis PEYRAUD, Directeur de recherche INRAe, UMR Pegase (INRAe, Institut Agro Rennes Angers) / rapporteur ; Ronan THIBAULT, Professeur des Universités, Praticien hospitalier, UMR NuMeCan (Université de Rennes 1, INRAe, Inserm) / directeur de thèse ; Philippe LEGRAND, Professeur des Universités, UMR NuMeCan (Université de Rennes 1, INRAe, Inserm) / examinateur ; Alban THOMAS, Directeur Scientifique Adjoint (DSA) Environnement INRAe, UMR Economie Publique (INRAe, AgroParisTech) / examinateur ; Michel NARCE, Professeur des Universités, UMR LNC (Inserm, Université de Bourgogne, AgroSup Dijon) / examinateur.