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Remise du Prix de la recherche 2019

Jeudi 13 juin 2019, à l’occasion de son assemblée générale, la Fondation Rennes 1 a récompensé par son Prix de la Recherche 2019 des chercheurs de l’Université de Rennes 1. L’équipe « Infection, Immunité, Facteurs environnementaux et Foie » de l’Institut de Recherche Santé Environnement Travail (IRSET) a reçu le Prix pour son projet lié au traitement des maladies associées à la mort prématurée des cellules du foie.

La deep-tech pour résoudre les grands défis de santé du XXIe siècle

Les travaux de Marie-Thérèse Dimanche-Boitrel et de son équipe visent à développer de nouvelles stratégies thérapeuthiques des hépatites aigues et autres atteintes reinales. Au sein du laboratoire IRSET de l’Université de Rennes 1, le projet nommé « De nouveaux inhibiteurs de la kinase RIPK1 pour traiter les pathologies associées à une nécrose programmée » a permis de comprendre les mécanismes de mort des hépatocytes, principales cellules du foie. Les chercheurs sont ainsi capables de protéger le foie des agressions, notamment médicamenteuses, en déprogrammant la mort prématurée des cellules. Grâce à la découverte de trois familles de molécules, on peut maintenant inhiber la nécrose programmée. En bloquant l’évolution de la dégradation des cellules responsables du phénomène, les organes sont ainsi protégés. Cette démarche thérapeutique est donc une innovation de rupture dont les résultats se traduisent directement en retombées cliniques.

Prix de la Recherche 2019 Fondation Rennes 1

Une recherche de pointe valorisée par la création d’une start-up

Le Prix de la Recherche Fondation Rennes 1 représente pour l’équipe  le couronnement de sept années de recherches, mais aussi l’opportunité de gagner en visibilité auprès du monde socio-économique. A ce jour, déjà 3 brevets ont été déposés. La start-up Seabelife Biotech a également été créée avec le soutien de la SATT Ouest Valorisation pour un programme de maturation. Son but est de traiter les hépatites induites par les agressions médicamenteuses, en particulier par le paracétamol.  Ces nouvelles technologies développées dans les laboratoires de l’Université de Rennes 1 ont vocation à être diffusées afin que les entreprises privées prennent le relais. A long terme, cette innovation de rupture découverte en collaboration avec la station biologique de Roscoff et des chercheurs de l’Université de Lyon, pourra protéger différents organes comme le rein, le cerveau ou le coeur.

L’aide de la Fondation Rennes 1 est essentielle puisqu’elle nous permettra de nous faire connaître auprès des investisseurs et de lever de fonds pour continuer à valoriser ces molécules.

Marie-Thérèse Dimanche-Boitrel, directeur de recherche IRSET, Université de Rennes 1